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Taxe de séjour à Hyères : qui la collecte, combien, comment

lespritsereinconci
8 oct.
4 min de lecture

Vous louez une villa à Giens ou un appartement près du port d'Hyères, et un voyageur vous demande si la taxe de séjour est incluse. Question simple, réponse moins évidente : tout dépend de la plateforme, de la commune et du classement de votre bien. Voici de quoi y voir clair, sans mauvaise surprise au moment de reverser.

À quoi sert la taxe de séjour, et qui la paie

La taxe de séjour est payée par le voyageur, jamais par le propriétaire. Elle s'ajoute au prix de la nuit et finance, pour l'essentiel, les dépenses liées au tourisme : entretien des plages et des sentiers, offices de tourisme, animations, propreté en saison.

Le propriétaire est le collecteur : il l'encaisse (ou la plateforme le fait à sa place) puis la reverse à la collectivité. Le voyageur la règle par personne et par nuit.

Certains voyageurs en sont exonérés, notamment :

  • les mineurs ;

  • les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés dans la commune ;

  • les personnes bénéficiant d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire.

Selon les communes, d'autres exonérations peuvent s'appliquer. La liste exacte figure dans la délibération locale.

Comment elle se calcule dans le Var

Chaque commune (ou intercommunalité) fixe ses tarifs par délibération. Il n'existe donc pas de montant unique à Hyères, à Saint-Tropez ou à Bormes-les-Mimosas : consultez le barème de votre commune.

Deux situations à connaître :

  1. Bien classé (de 1 à 5 étoiles) : un tarif fixe par personne et par nuit, qui monte avec le nombre d'étoiles.

  2. Bien non classé : un pourcentage du prix de la nuit par personne, de 1 % à 5 % selon la commune, dans la limite d'un plafond national relevé en 2026 (à la date de rédaction, environ 15,93 € par personne et par nuit).

À cela s'ajoute généralement une taxe additionnelle départementale de 10 %, qui est perçue en même temps que la taxe communale.

Un exemple d'ordre de grandeur : une villa non classée louée 400 € la nuit pour quatre adultes, soit 100 € par personne. Avec un taux de 5 %, la taxe communale représente 5 € par personne et par nuit. Sur une semaine, cela fait 140 € pour le groupe, auxquels s'ajoutent les 10 % départementaux. Les chiffres réels dépendent de votre commune ; le principe, lui, reste le même.

Le calcul sur les biens non classés explique pourquoi le classement en meublé de tourisme peut simplifier la vie : le tarif devient fixe et prévisible, ce qui évite d'être surpris sur les nuitées chères du mois d'août.

Plateformes ou réservations en direct : qui collecte ?

C'est le point qui concentre le plus d'erreurs.

  • Réservation via une grande plateforme (Airbnb, Booking.com) : en règle générale, la plateforme collecte la taxe auprès du voyageur et la reverse directement à la commune, sans que vous ayez à la déclarer. Vérifiez dans votre espace propriétaire que la collecte est bien activée pour votre commune.

  • Réservation en direct (bouche-à-oreille, site personnel, appel téléphonique) : c'est à vous de collecter la taxe, de la faire figurer sur la facture ou le contrat, puis de la reverser.

  • Mélange des deux : très courant dans le Var, où beaucoup de propriétaires ont des habitués qui réservent en direct. Il faut alors distinguer les deux flux dans votre suivi.

Un conseil pratique : indiquez la taxe de séjour sur une ligne séparée dans vos confirmations de réservation directe. Le voyageur sait ce qu'il paie, et vous n'avez pas à l'absorber dans votre prix.

Déclarer et reverser : la marche à suivre

La plupart des communes varoises passent par un portail en ligne de déclaration. Le principe est le même partout :

  1. Créez votre compte logeur sur le portail de la commune ou de l'intercommunalité (en général indiqué sur le site de la mairie ou de l'office de tourisme).

  2. Déclarez chaque séjour : dates, nombre de personnes, personnes exonérées, montant perçu.

  3. Reversez la somme dans les délais fixés par la commune. La périodicité varie, souvent trimestrielle ou à la fin de la période de perception.

  4. Conservez un registre du logeur à jour : il liste les séjours, les nuitées, les exonérations et les montants collectés. La commune peut vous le demander en cas de contrôle.

Si aucune nuitée n'a été facturée sur la période, certaines communes demandent tout de même une déclaration à zéro. Renseignez-vous auprès du service taxe de séjour de la mairie.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Oublier les réservations en direct. C'est la source principale de rappels. Gardez un tableau simple par séjour.

  • Compter les enfants. Les mineurs sont exonérés : ne les incluez pas dans l'assiette, mais notez-les dans votre registre.

  • Ignorer la date limite de reversement. Un retard peut entraîner des pénalités et des relances.

  • Confondre taxe de séjour et revenus locatifs. La taxe n'est pas un revenu : elle n'entre pas dans votre chiffre d'affaires imposable. Pour le régime fiscal de vos loyers, relisez notre article sur le micro-BIC ou réel à Hyères.

  • Utiliser un tarif d'une autre commune. Un bien situé à Giens relève de Hyères ; un bien à La Londe, de La Londe. Chaque barème est propre à son territoire.

En résumé

La taxe de séjour n'est pas un coût pour vous, mais une obligation de collecte qui demande un peu de rigueur. Retenez trois réflexes : vérifier le barème de votre commune chaque début d'année, distinguer réservations plateformes et directes, tenir un registre à jour. Pour une situation particulière (bien classé, résidence en copropriété, loueur professionnel), rapprochez-vous du service taxe de séjour de votre mairie ou de votre expert-comptable : les règles dépendent des délibérations locales et évoluent chaque année.

Si vous souhaitez déléguer ces démarches sans perdre la main sur votre bien, découvrez nos services pour propriétaires ou demandez un devis.

Photo : Slim MARS / Unsplash

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